25 mars 2012

un éblouissant éloge de la rareté




 ( …) Et on est déjà entré ici dans le propos de Lady Chatterley qui doit se voir comme un éblouissant éloge de la rareté. 

La rareté 
comme une réhabilitation d'une valeur démonétisée par la globalisation,

la rareté 
comme preuve de courage contre la tyrannie de la norme,

la rareté 
comme marque d'insolence 
à l'égard des conventions de toute nature,

la rareté 
comme élection de la beauté 
contre la laideur d'un monde devenu marchandise,

la rareté 
comme trahison à l'égard de tout ce qui nous assigne 
à commencer par nous-même,

la rareté 
enfin comme signe distinctif de l'art, à fortiori d'un art aussi industrieux que le cinéma, et voilà toute l'histoire de ce film. (…)




          Une aristocrate dont le mari a perdu l'usage de ses jambes durant la 1ere guerre mondiale, tombe amoureuse de son garde-chasse et attend un enfant de lui, la belle affaire !

              Et en effet la belle , la très belle affaire, puisque Pascale Ferran évitant la tentation du marivaudage comme celle de la pacotille érotique, filme tout bonnement une révolution. 



La révolution de deux individus qui s'émancipent de leurs destins respectifs, 
de deux désirs qui se toisent dans la dignité, 
de deux corps qui s'apprivoisent dans la jouissance, 
de deux âmes qui convergent l'une vers l'autre en se reconnaissant comme différentes.

En un mot la révolution de l'amour rythmée par celle des quatre saisons 
et se portant l'une l'autre à leur plus haut point de joie, 
de lyrisme et d'accomplissement.

Qu'un film puisse nous rappeler aussi simplement, aussi intensément à l'émerveillement d'un sentiment aussi galvaudé que l'amour relève du miracle.





J'ai aimé le film de Pascale Ferran
quand je l'ai revu sur DVD il y avait ce commentaire
si enthousiaste, si rare lui aussi ...

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